Interdit aux enfants

En 2023, en France, 30% des femmes entre 18 et 34 ans sont « no kids » c’est-à-dire qu’elles ne souhaitent pas avoir d’enfants (sondage IFOP 2023). Depuis 1970, d’après l’INSEE, la natalité est en baisse en France avec, en 2024, le taux le plus bas jamais noté depuis la seconde guerre mondiale. Avec ce net recul de 2,4%, nous assistons à un véritable « baby-krach ». Des chiffres qui interrogent et qui inquiètent puisque le président de la République Française, Emmanuel Macron parle même d’une nécessité d’un « réarmement démographique » (Le Monde, 2024). 

Les raisons de refuser d’avoir un enfant sont multiples : surpopulation, réchauffement climatique, postures féministes, vision de la parentalité sacrificielle… Mais les « no kids » ou nommés aussi les « childfree » (libre d’enfants) ne sont pas issus de la génération X. L’émergence de ce mouvement « sans enfant » naît aux Etats-Unis dans les années 1970 à Palo Alto en Californie. Les fondatrices sont deux femmes féministes Ellen Peck et Shirley Radl. Aujourd’hui, c’est un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans les pays riches et occupe activement sa place dans les médias depuis plusieurs mois. Pourquoi l’enfant est devenu un sujet de controverse ? Qui sont réellement ces « no kids » ?

Qu’est-ce que le mouvement « no kids » ?

Les « no kids » ou les « childfree » rassemblent des personnes, hommes et femmes, qui refusent délibérément d’avoir des enfants. Une posture ferme qui soulève beaucoup de réactions et de controverses.

Ce mouvement sans enfants ne se contente pas uniquement de témoigner du choix assumé de ne pas avoir d’enfants mais invite chacun, avant de devenir parent, à réfléchir sur les motivations réelles d’avoir un enfant. D’après ses adeptes, enfanter n’est plus un acte naturel, pulsionnel mais doit faire l’objet d’une réflexion tant les raisons de ne pas faire d’enfants, à l’heure d’aujourd’hui, sont argumentées. Ce mouvement dénonce aussi les injonctions sociales de pro-natalisme que subit la société et qui engendre un nombre important de naissances finalement peu désirées et regrettées.

Les lieux « no kids »

Vacances sans enfants

A l’heure de la société inclusive, des espaces sans enfants, les zones « no kids », fleurissent un peu partout en France : camping, hôtel, restaurant, café, lieux de vacances d’où sont exclus les enfants de moins de 15 ans… Ces appels à l’exclusion des jeunes dans les espaces publics, contraires à la Convention Internationale des Droits de l’enfant, témoignent d’une véritable transformation du regard sur la parentalité et sur l’enfant. L’enfant dérange, est bruyant, agité et doit donc être écarté de certains espaces. Pourtant, il y a quelques années, l’enfant était central dans la vie de famille et au sein de la société. L’éducation bienveillante et positive a connu un véritable succès depuis 2010. L’écoute des besoins, la communication ouverte et l’engagement sont au cœur de la démarche. Les punitions sont à proscrire et certains comportements adultes, pourtant culturels, sont qualifiés de violents. L’enfant avait sa juste place au sein de la famille et de la société. Reconnu comme un être humain à part entière avec des droits, l’enfant était inclus dans le groupe, son avis était aussi précieux que celui des parents. Des personnalités comme Maria Montessori, Céline Alvarez, Isabelle Filliozat pour ne citer qu’elles, ont développé leur notoriété à travers ce prisme de l’enfant et ne cessent encore aujourd’hui de gagner du terrain grâce à cette posture bienveillante. L’heure est à l’écoute et au respect de l’enfant. Des organisations comme Stop VEO Violences Educatives Ordinaires se médiatisent de plus en plus et s’opposent à toutes formes de violences envers l’enfant (physique, psychologique et verbale). L’enfant est un être en construction et l’adulte doit accueillir cet être en devenir sans malveillance, avec amour et considération.

Mais pourquoi y a-t-il aujourd’hui prolifération des lieux sans enfants et une augmentation significative du refus de la parentalité ?

L’éducation bienveillante et positive épuise-t-elle les parents ?

parents épuisés

Le  nouveau regard plein de bienveillance envers l’enfant ne fait plus l’unanimité. Pour certains détracteurs comme Caroline Goldman ou Didier Pleux, la bienveillance envers l’enfant occulte le cadre nécessaire à l’éducation et donne à l’enfant la place tyrannique d’enfant roi. Après l’explosion du nombre de livres vendus sur le sujet de la bienveillance, d’autres auteurs ont connu un succès avec leurs ouvrages critiques. Parmi eux, « la discipline positive » de Jane Nelsen, « l’éducation positive, ça suffit » de Didier Pleux, « Calme, ferme et bienveillant » de Béatrice Kammerer , ou celui de « parents imparfaits et débordés, et alors » de Anne-Marie Bosems. Chacun tente de rééquilibrer la balance en faveur de l’autorité et du cadre à poser dans l’éducation. La pédagogie Montessori est également démystifiée et nous assistons à l’émergence de la « ghettossori », une éducation qui allie bienveillance, fermeté et autorité, décomplexifie les parents et les rend imparfaits.

L’abondance des informations sur l’éducation positive et sa surmédiatisation a généré amertume et opposition de la part de certains adeptes. Les messages de l’éducation bienveillante, avec ces formules toutes faites, ont causé culpabilité et épuisement des parents dans l’éducation de leurs enfants et le burn-out parental est devenu un véritable fléau. Le parent parfait, disponible, à l’écoute et bon communicant n’existerait pas ? Une posture semble-t-il impossible à tenir dans une société de plus en plus morcelée, anxiogène, et exigeante.

Du parent bienveillant au regret d’avoir des enfants

regret d'avoir des enfants

Aujourd’hui, des parents exclusivement des mères vont même aujourd’hui jusqu’à témoigner de leur regret d’être parent dans les médias et à travers l’écriture. D’après un sondage IFOP de 2023, 13% des Français regrettent d’être parents et 12% des mères regrettent leur premier enfant. La démystification de la parentalité parfaite a l’air essoufflée et en perte de vitesse dans une société où l’individualisme est de plus en plus exacerbé, où la réalisation de soi passe par autre chose que la maternité dans une époque où la famille est de plus en plus morcelée. Les conditions de vie des familles en 2024 n’aident pas : de plus en plus de familles sont recomposées, des parents sont solos et la distance géographique des grands-parents peut être grande.

De plus, les rôles joués au sein de la société sont trop nombreux et atteignent des niveaux d’exigence sans précédent, principalement chez la femme. En plus de devoir mener une carrière professionnelle exemplaire, elle doit être bonne épouse, fée du logis, parent d’élève, et … mère parfaite. La montée fulgurante du féminisme en 2025 n’est pas étrangère à ce paradoxe.

Cependant, l’image de la femme dans sa cuisine reste perceptible et des personnalités telles qu’Eva Kaufman ou le collectif « Women Against Feminism » prônent le retour des femmes au foyer. Ils se battent contre la montée du féminisme, qui selon elles, éloigneraient les femmes d’un de leur rôle premier, donner naissance et prendre soin de leur progéniture.

Mais cette posture de la mère au foyer reste très critiquée dans notre société actuelle et est une des raisons du choix de non-maternité.

Les principales raisons de choisir d’être « childfree »

femme carriériste

Le terme « Childfree » vient en opposition à « childness » la privation, le manque d’enfants. La liberté du choix est au cœur des raisons de la non-maternité chez les « childfree ». L’épanouissement personnel est possible autrement qu’à travers le rôle de parent. Chez les « no kids », le choix de ne pas enfanter est un choix mûrement réfléchi et ferme. D’après une étude sur les « childfree » de Zoë Dubus et d’Yvonne Knibiehler en 2020 et selon Edith Vallée, professeur de psychologie et « no kids », plusieurs profils apparaissent chez les « childfree » et sont vecteurs de motivations personnelles.

  • Faire carrière, mettre avant tout l’énergie dans leur travail avec à la clé un épanouissement professionnel suffisant pour être heureux ;
  • Absence d’instinct maternel ou paternel : cette affirmation des « childfree » engraine beaucoup d’opposition remettant en question des dogmes très largement établis depuis des siècles ;
  • Préservation de la liberté personnelle : difficile pour ces personnes d’envisager d’être libres avec des enfants à charge ;
  • Mieux gérer son argent et éviter des dépenses pharaoniques à cause des enfants ;
  • « Faire un enfant, c’est de l’égoïsme ». Chez certains « no kids »,les raisons de vouloir un enfants sont futiles et égocentrées (avoir un héritier, ne pas être seul, appartenir à un groupe social et gagner une identité sociale, obtenir des aides sociales…) ;
  • Surpopulation et épuisement des ressources naturelles ;
  • Respect de la société : ne pas augmenter les charges publiques et militer pour leur utilisation dans d’autres causes (écologie, culture…) ;
  • Rupture de liens sociaux ;
  • Posture sacrificielle des parents pour leurs enfants ;
  • Absence de moyens financiers suffisants.

Certains « no kids » peuvent donc prôner le dénatalisme à l’instar de David Benatar, professeur de philosophie en Afrique du Sud et en France par Alice Rallier, quand d’autres, les GINK « Green Inclination No Kids » refusent de mettre au monde des enfants dans un monde de plus en plus incertain et anxiogène. Certaines personnalités affichent ouvertement leur choix de ne pas avoir d’enfants : Thomas Pesquet, Salomé Saqué, OIprah Winfrey.

Mais certains childfree n’ont pas de raisons et énoncent tout simplement le fait de ne pas ressentir l’envie d’être parent.

Les critiques envers le mouvement « No kids »

moyens de contraception

Depuis l’avènement de la contraception en France, faire l’amour n’est plus un acte reproducteur mais peut s’en dissocier et n’être juste qu’un moment de plaisir. Il est donc légitime que la question d’avoir un enfant se pose. L’Interruption Volontaire de Grossesse, l’IVG, renforce les possibilités du choix de non-maternité. Mais enfanter reste dans la majorité des cas, la réalisation d’un acte d’amour tout à fait naturel pour lequel la question « pourquoi fait-on des enfants ? » n’a pas de réponse.

Les « no kids » sur les réseaux sociaux

le choix des réseaux sociaux

Aujourd’hui, de nombreux mouvements dont celui des « childfree » utilisent les réseaux sociaux comme lieux d’échanges et de rassemblement d’identités et de convictions communes. Au sein du collectif « childfree », se forment des groupes exclusifs comme « childfree francophone et vegan » créé en 2017, le VHEMT francophone « Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité » créé en 2012 jusqu’à un site de rencontre « adopte un childfree » refusant catégoriquement la présence des parents dans le groupe. Mais il existe aussi des groupes ouverts à la parentalité dont l’objectif est les échanges et les débats sur le mouvement « no kids ». Malheureusement, certains childfree utilisent ces groupes comme des défouloirs et abattent leur colère sur les familles. Ils critiquent les souffrances durant la grossesse et l’accouchement, la posture sacrificielle des parents, le renoncement à certaines passions pour prendre le temps avec leurs enfants, le profit financier des familles lors des congés maternité et dans l’éducation nationale de leurs enfants. Afin de rétablir l’équilibre en faveur de débats et d’éviter des oppositions fatales envers les childfree, des groupes se disent « childfree safe » et affichent leur ouverture de dialogue sur la question de la parentalité.

Une vie sans enfant trop revendiquée

Une posture marginale et originale ne peut prendre une posture agressive et revendicatrice au risque de susciter beaucoup d’indignation et de rejet de sa cause.  Le choix des « no kids » n’est pas clairement compris par tout le monde et engendre beaucoup d’indignation. Leurs propos peuvent irriter et ne pas être légitimes aux yeux de tous. Par exemple, pour les GINK, les bébés augmenteraient le bilan carbone et faire moins d’enfants permettrait de baisser les émissions de gaz à effet de serre. Le bébé est donc ici un être qui coûte cher, qui pollue. Ce discours peut être difficile à entendre pour certains parents et surtout chez ceux ayant une fibre écologiste.

Les « no kids » vers une société exclusive et individualiste ?

individualisme

En France, les espaces « no kids » pourtant des lieux publiques, s’essaimant un peu partout en France. Cette exclusion de l’enfant peut être dangereusement perçue comme un acte discriminatoire. Pourtant, pour certains « no kids », l’enfant ne serait pas le problème mais plutôt le laxisme des parents faisant de l’enfant un petit être insupportable. Malgré les arguments des « no kids » à ce sujet, cette exclusion choque. Qu’en serait-il si certains lieux publiques étaient interdits aux personnes âgées ou aux personnes handicapées ? Quelles seraient les réactions des citoyens ?

Les « no kids » sont aussi vivement critiqués à cause de leur soi-disant tendance à la préservation du confort et au rejet de responsabilités. D’après Marie-Estelle Dupont, psychologue et psychothérapeute, qui publie un livre en 2023 intitulé « Etre parents en temps de crise », les « no kids » sont « la preuve d’une crise de l’individualisme où le confort et la jouissance seraient les deux principales motivations de l’existence ». Les opinions personnelles sont respectables en démocratie. Ce qui est dangereux sont les endoctrinements pour une opinion. Ne pas faire d’enfants relève d’une volonté personnelle mais ne doit en aucun cas être jugé comme un acte social indispensable à l’espèce humaine. Toutefois, ce discours chez les « no kids » reste marginal mais son existence, même minime, reste suffisante pour générer des hostilités chez les opposants.

Les propos de certains « no kids » peuvent être maladroitement interprétés. C’est le risque de tout discours marginal. Certaines personnes offusquées par le mouvement des « childfree » perçoivent, dans leur discours, un enfant devenu objet, matérialisé au même titre que l’est l’achat d’une maison. Les actes médicaux, pour certains irréversibles sur le corps de femmes « no kids » en âge de procréer, choquent. La stérilisation volontaire de certaines femmes « no kids » et la vasectomie chez certains hommes sont perçus comme des actes extrêmes pour un grand nombre de personnes et très bouleversants pour les femmes infertiles recourant à la Fécondation In Vitro (FIV) ou à la Procréation Médicalement Assistée (PMA). Marie-Estelle Dupont s’inquiète d’une « société de déconstruction du processus naturel de filiation ». Le 21ème siècle est représentatif de la génération du changement. Différents paradigmes se modifient :

– le travail, lieu d’épanouissement ou de burn-out, qui changent au gré de nos aspirations ;

– la famille, véritable cocon relationnel devenu lieu de conflit, de rupture et de recomposition ;

– la femme, autrefois enrôlée au sein du foyer et aujourd’hui, fièrement active, entrepreneuse et de plus en plus, sans enfants ;

– le couple et l’amour où la différence de sexes entre les deux protagonistes n’est plus nécessaire ;

La déconstruction des paradigmes centraux rendant la société cohérente et prévisible génère incompréhension et angoisse. Toute construction solide possède des piliers même s’ils ne sont pas idéaux. Ils donnent un cadre nécessaire au bien vivre-ensemble. La déconstruction trop brutale risque d’engendrer des mouvements de révolte et d’opposition, certes salutaires dans certaines circonstances mais d’ampleur trop intense pour que la société en sorte indemne. Ne plus avoir d’enfants change la vision du couple, de la famille et par conséquent de la société toute entière. De quoi susciter beaucoup d’émotions.

Peut-on réellement vivre sans enfants ?

Le 21ème siècle connaît une nouvelle génération. Celle du choix ! Ce siècle rationnalise les avancées sociales, féministes et juridiques de la fin du 20ème siècle. Faire ou ne pas faire des enfants est un choix personnel placé du côté du collectif ou du côté de l’individualisme.

Le non-choix de faire un enfant ne devrait pas être porté d’argumentation mais les personnes « childfree » sont très stigmatisées, agressées et se doivent donc de revendiquer leurs paroles.

Les personnes qui souffriront de ne pas avoir d’enfants sont celles qui en veulent et qui n’ont pas pu connaître la parentalité pour diverses raisons. Les personnes en souffrance ne seront pas celles qui n’ont pas souhaité d’enfants. D’après une étude de Panel, Jost et al, 0,3% sur 6000  femmes qui ont demandé une stérilisation volontaire ont changé d’avis et ont recouru à une chirurgie réparatrice ou à la fécondation in vitro. Cette étude montre bien que le choix de ne pas avoir d’enfants est réfléchi et définitif dans une très large majorité de cas.

La parentalité n’est pas indispensable pour être heureux, tout dépend des choix personnels. Chacun puise dans ses ressources propres pour atteindre l’épanouissement. La clé pour être heureux : être en parfait accord avec ses choix et, quand nous sommes parents, prendre aussi du temps pour soi.

Sortir du burn-out parental pour être un parent heureux

famille épanouie

En France, le choix d’être parent ou d’être « no Kids » est une part de liberté. Pourtant, cette composante fondamentale du bien-être devient un artifice dans la parentalité. Pourquoi la liberté se perd en présence d’enfants ? Pourquoi devenir parent déclenche dans 6% des cas un burn-out ?

Le burn-out parental est devenu un des fléaux du 21ème siècle. Là où l’enfant devrait combiner bonheur, amour et force, il allie épuisement, stress, perte de confiance en soi et parfois regret d’être parent.

Mais l’enfant n’est pas la raison de cet état d’épuisement parental. L’exigence, la perfection, l’isolement du parent sont les 3 facteurs responsables du burn-out. Des signes avant-coureurs se manifestent sans que l’on ne les perçoivent. Et si les parents, sujets au burn-out, lâchaient prise ? Et si les parents décidaient d’être imparfaits ? Les parents se porteraient bien mieux et les enfants aussi !

Sources de référence sur les childfree

La non-parentalité au XXIe siècle : étude des childfree, Zoë Dubus, Yvonne Knibiehler, HAL, 2021

La stérilisation volontaire féminine : une méthode contraceptive parmi tant d’autres ?; Touretz Elsa, Mémoire M2 en éthique médicale et bioéthique, CNRS, 2022

Sans enfant par choix, Wikipedia

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1 commentaire

MAHY · 22 août 2025 à 17h09

Merci Ludivine pour ce très bel article; à très bientôt, David de LT BUSK

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